mercredi 5 septembre 2007

AI 191

Pour une raison que la Raison ignore (faire faire des économies à ma société), j’ai pris le billet le moins cher. Résultat : je vole sur Air India, ce qui a l’air d’inquiéter quelques personnes dans mon entourage. Tout ça pour une malheureuse petite trentaine de crashs… Ca n’est pas tout à fait comme je l’avais imaginé : au lieu des 24 heures de retard régulièrement évoques sur Internet, nous embarquons avec à peine deux heures de retard. Dans la cabine, pas de fumée d’encens ni d’odeur de patchouli, mais de la poudre de riz parfume subtilement l’atmosphère. Je suis ravi par l’hôtesse, indienne pur porc, avec sari et point rouge au milieu du front. Quand elle entame la chorégraphie internationale des hôtesses de l’air (deux sorties a l’avant...), j’espère qu’elle va continuer par des pas de danse orientale mais je resterai sur ma faim, elle marche le plus banalement possible.

On mange indien (épicé) et, les yeux encore brouillés de larmes, j’assiste au début du film. Un moustachu un peu grassouillet revient dans son village natal après des années à la ville. Il a fait fortune dans la chanson, il est très célèbre et a épousé une femme qu’il n’aime pas (sari bleu). On lui présente sa douce amie d’enfance (sari ocre) dont il a même oublie l’existence. Musique. "N’oublie pas que le lotus prend ses racines dans la glaise" et quelques autres répliques bien senties, puis la musique et la danse s’interrompent aussi brusquement qu’elle avait commencé. Nos deux tourtereaux sont tombés immédiatement et éperdument amoureux l’un de l’autre. Amour impossible décrète le beau père, plus gras et plus moustachu encore que le bellâtre. J’essaye de suivre mais le cinéma indien est aussi insipide que leur cuisine est épicée et je mets a profit un changement du code couleur des saris pour ne plus rien comprendre et m’assoupir.

Quatre heures plus tard, sur mon écran, il y a toujours un moustachu coupé au bol, les actrices ressemblent étrangement aux précédentes mais portent d’autres saris. Je ne peux le jurer mais je suis convaincu que c’est encore le même film.

Mais bientôt j’arrive à New Ark...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je refuse de croire à cette histoire. Avoue que tu as regardé Independence Day en mangeant un jambon-beurre.

vnZ

Unknown a dit…

rhooooooo, c'est qu'il se plaindrait en plus. Alors que nous, on peut se plaindre : tu prends une compagnie dans laquelle tu as une chance sur deux qu'il t'arrive une mochellerie, et là, rien. Déception...

Anonyme a dit…

Ouais c'est un peu decevant quand on sait tout ce qui t'arrive habituellement ...

Enfin, bon courage !