
On mange indien (épicé) et, les yeux encore brouillés de larmes, j’assiste au début du film. Un moustachu un peu grassouillet revient dans son village natal après des années à la ville. Il a fait fortune dans la chanson, il est très célèbre et a épousé une femme qu’il n’aime pas (sari bleu). On lui présente sa douce amie d’enfance (sari ocre) dont il a même oublie l’existence. Musique. "N’oublie pas que le lotus prend ses racines dans la glaise" et quelques autres répliques bien senties, puis la musique et la danse s’interrompent aussi brusquement qu’elle avait commencé. Nos deux tourtereaux sont tombés immédiatement et éperdument amoureux l’un de l’autre. Amour impossible décrète le beau père, plus gras et plus moustachu encore que le bellâtre. J’essaye de suivre mais le cinéma indien est aussi insipide que leur cuisine est épicée et je mets a profit un changement du code couleur des saris pour ne plus rien comprendre et m’assoupir.
Quatre heures plus tard, sur mon écran, il y a toujours un moustachu coupé au bol, les actrices ressemblent étrangement aux précédentes mais portent d’autres saris. Je ne peux le jurer mais je suis convaincu que c’est encore le même film.
Mais bientôt j’arrive à New Ark...

3 commentaires:
Je refuse de croire à cette histoire. Avoue que tu as regardé Independence Day en mangeant un jambon-beurre.
vnZ
rhooooooo, c'est qu'il se plaindrait en plus. Alors que nous, on peut se plaindre : tu prends une compagnie dans laquelle tu as une chance sur deux qu'il t'arrive une mochellerie, et là, rien. Déception...
Ouais c'est un peu decevant quand on sait tout ce qui t'arrive habituellement ...
Enfin, bon courage !
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