N’empêche, cette séance d’autocongratulation était très chouette. Nous sommes environ 500 dans le monde à exercer mon nouveau métier. La mondialisation du travail, la globalisation des ressources productives, c’est moi (et mes 499 collègues). Et ce week-end doit bien valoir la fête de l’huma ! Ca a l’air plein de promesses et très intéressant. Par exemple, un des chefs roule en Lotus. Fermer une usine ici, la rouvrir la bas, restructurer pour encore la délocaliser encore, figurez vous qu’ils ont rendu l’école obligatoire... Je vais être un homme pressé, un homme pressé…
Je force un peu le trait (beaucoup ?), je ne suis qu’un des nombreux maillons de la chaîne qui va permettre aux multinationales de réaliser demain des profits plus importants (et de mieux vous servir, bien entendu). Et ça me fait penser a ces pages du procès d’Eichmann (ou à « la mort est mon métier » de Robert Merle que tu dois lire si tu ne l’as pas encore fait). « Nous n’avons fait qu’obéir aux ordres. » s’exclamaient les bourreaux, pleins de bonne foi et étonnés qu’on leur reproche leurs états de service.
Aucun d’eux n’a jamais dit que ce le faisait bander. Moi j’aime bien…

1 commentaire:
Houlà, ça fout les jetons ta dernière phrase... Heureusement qu'on devine que tu plaisantes (?)
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